Never let me go, film inclassable

Le film de Mark Romanek (2010) adaptant le roman du même nom de l’auteur britannique Kazuo Ishiguro, a été visionné par les élèves de L&S, qui ont dû se livrer ensuite à l’exercice délicat de la critique cinématographique.

affiche never let me go

Résumé de l’intrigue :

« Les élèves de Hailsham sont spéciaux ». C’est ce que les professeurs et la directrice ne cessent de répéter aux pensionnaires de cette école nichée au cœur de la campagne anglaise, dont le film explore les relations, de leur enfance à leur (jeune) âge adulte. Et effectivement, spéciaux, ils le sont. Très. Trop peut-être…

Pour :

  • Une approche unique de la réaction des personnages à la société dystopique qu’ils habitent : pas de révolution, pas de tentative grandiose pour tout changer. Juste des adolescents faisant face à leurs sentiments qui essayent de se frayer un chemin dans ce monde.
  • Une histoire prenante au niveau de l’amitié qui relie les trois protagonistes : fil conducteur du film, ce lien ne cesse de nous intriguer et réussit même à émouvoir.
  • Le film construit une atmosphère très particulière, avec un ton triste qui est toujours là dans l’arrière-plan, toujours là pour nous rappeler que ça ne peut pas bien se terminer. Le choix de la musique ou l’absence de cette dernière, notamment, aide beaucoup à mettre en place ce ton si unique et si beau.

Contre :

  • Une histoire qu’on peut trouver frustrante de par le destin prédéterminé des personnages, qu’on ne voit presque pas combattre le fatalisme de leur situation.
  • Le fait de société au cœur du film (on n’en dira pas plus pour ceux qui ne l’ont pas vu) est un sujet fort … auquel on ne touche finalement que très peu : cela laisse le spectateur sur sa faim. Comment en est-on arrivé là, sur les plans scientifique et éthique ? Comment est-ce devenu un phénomène normal et accepté ? Est-ce vraiment en train de s’arrêter au moment où l’intrigue se déroule – et encore une fois : comment ?
  • L’amitié des protagonistes a beau être intéressante, ils paraissent fades quand on les prend séparément. On semble mieux les discerner et les comprendre au travers des autres que quand ils sont seuls. Une grande partie du film se concentrant sur Kathy, il est facile de perdre le fil.

Passariya & Jade

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